archives blogules 20041114 - George II - Part II
(discussion dans le prolongement du blogule précédent)
Maintenant que Bush a les coudées franches, il peut tomber le masque (ou ce qu'il en reste).
J'avoue pour ma part lui avoir accordé le bénéfice du doute jusqu'au lendemain du 11 septembre 2001 - le jour où il a évoqué le mot "croisade". Je constate également que depuis cette date, à chaque fois qu'il y a une ébauche de débat interne à cette Administration, elle choisit la voie la plus radicale.
Sachez que ces hommes ne sont pas fous et que les théoriciens dont ils s'inspirent savent parfaitement ce qu'ils font en declenchant le chaos et en dechaînant la haîne. C'est le terreau nécessaire à l'épanouissement des fondamentalistes et à la pérennité de leur systeme.
Lorsque je mesure le succès du travail sur le terrain de Karl Rove entre la fin 2001 et les élections du 2 novembre dernier (la carte électorale détaillée au niveau des counties impressionne par son implacabilité - même les counties ruraux de Californie et de NY ont voté Bush), je frémis à ses déclarations : cet homme déclare vouloir changer définitivement la façon de penser et de voter des Américains et commence d'ores et déjà à oeuvrer pour augmenter son score aux prochaines élections.
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Tuesday
George II - Part I
20041113 Blogule rouge a George II - Part I
(réponse à la question "en quoi Bush nous a-t-il gâché l'année ?", pour reprendre la une de l'Express)
De toute évidence, Bush a gâché une opportunité historique : frappée dans sa chair le 11 septembre, l'Amérique avait derrière elle l'ensemble de la communaute internationale. Déchirée par les élections de 2000, la nation se ressoudait enfin. Le Président avait toutes les armes en main pour agir de facon responsable, légitime, pour conduire le monde avec sagesse mais détermination vers une nouvelle voie à la mesure des challenges du XXIe siecle.
Au lieu de cela, Bush a agi en leader du Moyen-Age et lancé une désastreuse croisade. En quelques semaines, il a déchiré son pays et le monde entier de facon totalement irresponsable et indigne.
Puisque l'homme le plus puissant du monde s'autorisait un discours radical et fanatique, tous les extrémismes ont pu se déchaîner. Brusquement, le fanatisme sortait de la clandestinité pour devenir "mainstream". Plus de tabous, place aux extrémistes, au racisme, a la haine. A l'impunité. Car le grand paradoxe, c'est que Bush veut nous faire croire qu'il punit les comportements déviants alors qu'il les encourage et les attise. Son discours exhorte à la fois et avec la même efficacite ses fidèles croyants et les rangs ennemis.
Je ne sais pas si vous étiez comme moi aux US quand la guerre en Irak a été déclenchée, mais jamais je n'ai ressenti une telle haîne à tous les niveaux de la société (en particulier dans le Sud où j'etais - Georgia, Louisiana). Pour la première fois, j'ai eu peur pour ce pays et ce qu'il allait devenir. Cette peur a été confortée par la suite : tous ceux que je connaissais et qui osaient formuler des reserves ou des critiques sur l'Administration Bush ont ressenti la haîne et le rejet aveugle de la majorité "patriote". J'ai aussi reçu ma ration de volée de bois vert mais j'ai eu le plaisir de constater que progressivement la propagande officielle perdait du terrain, les grands médias indépendants faisant même acte de contrition. Mais il était trop tard pour changer le cours des élections.
Si la guerre en Irak a clairement cristallisé le changement, celui-ci avait commencé bien avant, dès le début 2001. Je le ressentais à deux niveaux : un relativement distant (inflexion de la politique étrangère, négation des institutions et de la collaboration internationale...) et un autre beaucoup plus proche, dans mon travail au quotidien (détérioration du comportement des entreprises américaines, beaucoup plus agressives et à la limite de l'illégalite dans de nombreux cas - je ne parle pas ici du phénomène Enron & co mais des groupes avec lesquels j'étais en contact).
(réponse à la question "en quoi Bush nous a-t-il gâché l'année ?", pour reprendre la une de l'Express)
De toute évidence, Bush a gâché une opportunité historique : frappée dans sa chair le 11 septembre, l'Amérique avait derrière elle l'ensemble de la communaute internationale. Déchirée par les élections de 2000, la nation se ressoudait enfin. Le Président avait toutes les armes en main pour agir de facon responsable, légitime, pour conduire le monde avec sagesse mais détermination vers une nouvelle voie à la mesure des challenges du XXIe siecle.
Au lieu de cela, Bush a agi en leader du Moyen-Age et lancé une désastreuse croisade. En quelques semaines, il a déchiré son pays et le monde entier de facon totalement irresponsable et indigne.
Puisque l'homme le plus puissant du monde s'autorisait un discours radical et fanatique, tous les extrémismes ont pu se déchaîner. Brusquement, le fanatisme sortait de la clandestinité pour devenir "mainstream". Plus de tabous, place aux extrémistes, au racisme, a la haine. A l'impunité. Car le grand paradoxe, c'est que Bush veut nous faire croire qu'il punit les comportements déviants alors qu'il les encourage et les attise. Son discours exhorte à la fois et avec la même efficacite ses fidèles croyants et les rangs ennemis.
Je ne sais pas si vous étiez comme moi aux US quand la guerre en Irak a été déclenchée, mais jamais je n'ai ressenti une telle haîne à tous les niveaux de la société (en particulier dans le Sud où j'etais - Georgia, Louisiana). Pour la première fois, j'ai eu peur pour ce pays et ce qu'il allait devenir. Cette peur a été confortée par la suite : tous ceux que je connaissais et qui osaient formuler des reserves ou des critiques sur l'Administration Bush ont ressenti la haîne et le rejet aveugle de la majorité "patriote". J'ai aussi reçu ma ration de volée de bois vert mais j'ai eu le plaisir de constater que progressivement la propagande officielle perdait du terrain, les grands médias indépendants faisant même acte de contrition. Mais il était trop tard pour changer le cours des élections.
Si la guerre en Irak a clairement cristallisé le changement, celui-ci avait commencé bien avant, dès le début 2001. Je le ressentais à deux niveaux : un relativement distant (inflexion de la politique étrangère, négation des institutions et de la collaboration internationale...) et un autre beaucoup plus proche, dans mon travail au quotidien (détérioration du comportement des entreprises américaines, beaucoup plus agressives et à la limite de l'illégalite dans de nombreux cas - je ne parle pas ici du phénomène Enron & co mais des groupes avec lesquels j'étais en contact).
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La Démocratie du Calendrier
blogules archives 20040920
Bush était parvenu à imposer en Afghanistan des élections présidentielles à un moment qui convenait aux siennes (avant le 2 novembre) à défaut de convenir au pays en question. Mais la communauté internationale avait fini par obtenir un "report" à janvier pour l'Irak... une date toujours aberrante comme l'a récemment rappelé le Secrétaire Général de l'ONU.
Alors que les critiques se font plus fortes et pertinentes sur sa gestion désastreuse du dossier Irakien, Dubya décide maintenant d'avancer le procès de Saddam au mois prochain, même si rien n'est calé à date sur le sujet. Pas évident de monter une méthode légitime lorsque l'on refuse de s'inscrire dans le seul cadre international existant (le TPI) et lorsque l'on a placé à la tête du pays un voyou formé à la CIA.
Non content d'initier une guerre illégale (favorable au développement du terrorisme international qui plus est), de fouler au pied la Convention de Genève pour le droit des prisonniers comme pour l'usage des armes interdites (bombes à fragmentation), Bush continue à vouloir imposer son calendrier aux autres au nom du droit et de la démocratie. On croit rêver...
Il faut dire qu'il n'a pas grand chose à craindre sur son propre territoire : la propagande fonctionne tellement bien que la majorité des Américains demeure persuadée que Saddam était lié au 11 septembre et à Al Qaida.
Bush était parvenu à imposer en Afghanistan des élections présidentielles à un moment qui convenait aux siennes (avant le 2 novembre) à défaut de convenir au pays en question. Mais la communauté internationale avait fini par obtenir un "report" à janvier pour l'Irak... une date toujours aberrante comme l'a récemment rappelé le Secrétaire Général de l'ONU.
Alors que les critiques se font plus fortes et pertinentes sur sa gestion désastreuse du dossier Irakien, Dubya décide maintenant d'avancer le procès de Saddam au mois prochain, même si rien n'est calé à date sur le sujet. Pas évident de monter une méthode légitime lorsque l'on refuse de s'inscrire dans le seul cadre international existant (le TPI) et lorsque l'on a placé à la tête du pays un voyou formé à la CIA.
Non content d'initier une guerre illégale (favorable au développement du terrorisme international qui plus est), de fouler au pied la Convention de Genève pour le droit des prisonniers comme pour l'usage des armes interdites (bombes à fragmentation), Bush continue à vouloir imposer son calendrier aux autres au nom du droit et de la démocratie. On croit rêver...
Il faut dire qu'il n'a pas grand chose à craindre sur son propre territoire : la propagande fonctionne tellement bien que la majorité des Américains demeure persuadée que Saddam était lié au 11 septembre et à Al Qaida.
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Friday
Blogule rouge à la propagande Rove
blogules archives 20040822 Blogule rouge à la propagande Rove
(discussion à propos du sondage selon lequel 54% des Américains demeurent persuadés que l'Irak possédait des WMD, 35% que Saddam et Al Qaida étaient liés et 15% que Baghdad était impliqué directement dans les attentats du 9/11)
Ce sondage n'est pas une surprise : malgré de timides démentis sur les liens entre Irak et 9/11, Bush persiste à inscrire sa désastreuse campagne de Baghdad dans sa prétendue guerre contre le terrorisme - en vérité il a plus fait pour la cause terroriste que contre sur l'ensemble de son mandat. Le comportement de Cheney est encore moins équivoque : lui se refuse à nier l'évidence.
D'une manière générale, l'usage des media par cette Administration est digne d'un régime totalitaire. En fait de relations publiques, l'équipe Rove pratique plus volontiers la répression privée (pas question pour un grand network de sortir du droit chemin sans s'exposer au retour de bâton).
SM sur forum.
(discussion à propos du sondage selon lequel 54% des Américains demeurent persuadés que l'Irak possédait des WMD, 35% que Saddam et Al Qaida étaient liés et 15% que Baghdad était impliqué directement dans les attentats du 9/11)
Ce sondage n'est pas une surprise : malgré de timides démentis sur les liens entre Irak et 9/11, Bush persiste à inscrire sa désastreuse campagne de Baghdad dans sa prétendue guerre contre le terrorisme - en vérité il a plus fait pour la cause terroriste que contre sur l'ensemble de son mandat. Le comportement de Cheney est encore moins équivoque : lui se refuse à nier l'évidence.
D'une manière générale, l'usage des media par cette Administration est digne d'un régime totalitaire. En fait de relations publiques, l'équipe Rove pratique plus volontiers la répression privée (pas question pour un grand network de sortir du droit chemin sans s'exposer au retour de bâton).
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Saturday
Blogule rouge à l'Administration Bush - Personnages en quête de hauteur
blogules archives 20040804
Blogule rouge à l'Administration Bush - Personnages en quête de hauteur
(discussion suite au blogule précédent - réponse à un message me demandant de prendre de la hauteur - pas question de laisser les terroristes décider des élections comme en Espagne)
Nous ne parlons visiblement pas de la même chose : il me semble évident qu'Al Qaida joue sur le calendrier électoral occidental. Je déplore simplement que l'Administration Bush exploite de façon aussi éhontée la "lutte contre le terrorisme" en fonction de son propre calendrier électoral.
Quant à "prendre un peu de hauteur", c'est précisément parce que l'Administration Bush en est incapable qu'elle a fait empirer une situation déjà suffisamment dégradée par des années d'inconsistence (naturellement, je ne parle pas ici que des USA).
Une des conséquences de la désastreuse gestion de l'après 9/11 par cette Administration est précisément l'accélération de la montée de la haîne en France. Une fois de plus, les fondamentalismes s'alimentent les uns les autres et ce son of a Bush n'est visiblement pas l'homme de la situation.
SM sur forum.
Blogule rouge à l'Administration Bush - Personnages en quête de hauteur
(discussion suite au blogule précédent - réponse à un message me demandant de prendre de la hauteur - pas question de laisser les terroristes décider des élections comme en Espagne)
Nous ne parlons visiblement pas de la même chose : il me semble évident qu'Al Qaida joue sur le calendrier électoral occidental. Je déplore simplement que l'Administration Bush exploite de façon aussi éhontée la "lutte contre le terrorisme" en fonction de son propre calendrier électoral.
Quant à "prendre un peu de hauteur", c'est précisément parce que l'Administration Bush en est incapable qu'elle a fait empirer une situation déjà suffisamment dégradée par des années d'inconsistence (naturellement, je ne parle pas ici que des USA).
Une des conséquences de la désastreuse gestion de l'après 9/11 par cette Administration est précisément l'accélération de la montée de la haîne en France. Une fois de plus, les fondamentalismes s'alimentent les uns les autres et ce son of a Bush n'est visiblement pas l'homme de la situation.
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Discussion sur la commission du 9/11
blogules archives 20040723
Blogule blanc - discussion sur la commission du 9/11
A mon sens, compte tenu des éléments disponibles à l'époque, un 9/11 était prévisible mais difficilement évitable. Par ailleurs, les US ne peuvent faire l'économie d'une enquête plus centrée sur le dossier Irakien, sur lequel porte l'essentiel de la polémique.
Pour revenir au sujet 9/11, la Commission a démontré la faillite d'un système qui remonte au moins à l'Administration Clinton. Mais comme au Royaume-Uni sur la question de l'Irak (qui n'est une fois de plus pas l'objet de cette enquête), un phénomène de "spin" est dénoncé. Dans un cas comme dans l'autre le haut de l'exécutif est soigneusement préservé (autre point commun : divergences d'opinion au sein de l'exécutif et maintien du législatif dans le brouillard). Les Démocrates ne peuvent émettre la moindre critique sur le document suite au scandale judicieusement révélé la veille de la publication du rapport... et une fois de plus, Clinton n'est pas blanc-blanc dans l'affaire - mais depuis Whitewater, on connait sa moralité.
Quant à Ben Laden, soyons certains qu'il sera coincé juste à temps pour les élection. Depuis plusieurs mois, les parieurs placent la probabilité maximale autour du mois de septembre, un petit coup de boost pour prolonger la convention rep.
SM sur forum.
Blogule blanc - discussion sur la commission du 9/11
A mon sens, compte tenu des éléments disponibles à l'époque, un 9/11 était prévisible mais difficilement évitable. Par ailleurs, les US ne peuvent faire l'économie d'une enquête plus centrée sur le dossier Irakien, sur lequel porte l'essentiel de la polémique.
Pour revenir au sujet 9/11, la Commission a démontré la faillite d'un système qui remonte au moins à l'Administration Clinton. Mais comme au Royaume-Uni sur la question de l'Irak (qui n'est une fois de plus pas l'objet de cette enquête), un phénomène de "spin" est dénoncé. Dans un cas comme dans l'autre le haut de l'exécutif est soigneusement préservé (autre point commun : divergences d'opinion au sein de l'exécutif et maintien du législatif dans le brouillard). Les Démocrates ne peuvent émettre la moindre critique sur le document suite au scandale judicieusement révélé la veille de la publication du rapport... et une fois de plus, Clinton n'est pas blanc-blanc dans l'affaire - mais depuis Whitewater, on connait sa moralité.
Quant à Ben Laden, soyons certains qu'il sera coincé juste à temps pour les élection. Depuis plusieurs mois, les parieurs placent la probabilité maximale autour du mois de septembre, un petit coup de boost pour prolonger la convention rep.
SM sur forum.
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Nouveaux challenges architecturaux - Terreurs et bacs à sable
blogules archives - 20040529 Blogule blanc rouge aux nouveaux challenges architecturaux - Terreurs et bacs à sable...
(discussion suite au blogule précédent - et à propos de la supériorité du ciment US)
A défaut de bouffer son béton, l'architecte de la Grande Arche a préféré se faire hara-kiri avant de voir son édifice s'étioler... J'attends toujours un sursaut de décence de l'auteur de l'opéra de la Bastille (du moins la Grand Arche est-elle belle à regarder, même en treillis).
Quant aux Américains (à propos de treillis et de béton armé), heureusement que certains apprennent pendant que d'autres se contentent de jouer aux soldats dans les bacs à sable...
Je remarque par ailleurs que le XXIe siècle sera celui du remplacement des vieux séquoias de Manhattan atteints par la limite d'âge; un challenge intéressant dans toutes ses phases (à commencer par leur abattement, écho pacifique aux effondrements de 9/11).
(discussion suite au blogule précédent - et à propos de la supériorité du ciment US)
A défaut de bouffer son béton, l'architecte de la Grande Arche a préféré se faire hara-kiri avant de voir son édifice s'étioler... J'attends toujours un sursaut de décence de l'auteur de l'opéra de la Bastille (du moins la Grand Arche est-elle belle à regarder, même en treillis).
Quant aux Américains (à propos de treillis et de béton armé), heureusement que certains apprennent pendant que d'autres se contentent de jouer aux soldats dans les bacs à sable...
Je remarque par ailleurs que le XXIe siècle sera celui du remplacement des vieux séquoias de Manhattan atteints par la limite d'âge; un challenge intéressant dans toutes ses phases (à commencer par leur abattement, écho pacifique aux effondrements de 9/11).
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Thursday
Veto US et mur de la honte
blogules archives 20031015 Blogule rouge pour "Veto US et mur de la honte"
Le véto de la honte pour un mur du même tonneau.
Il y a un pas entre ne pas lever le petit doigt contre les dérives fondamentalistes d'Israël d'ici les élections et brandir tel Cesar le pouce vers le bas pour ordonner la mise à mort de ce qui reste de dynamique de paix. Mais la paix est-elle vraiment l'objectif de Dubya ? Lui est suffisamment demeuré pour être persuadé de faire le Bien, mais Rice ou surtout Wolfie n'ont pas cette excuse.
Quand on pense que ce dernier était considéré il y a encore trois ans comme un extrémiste aux US et qu'il a un temps reflété la pensée mainstream de ce pays (je ne suis pas prêt d'oublier mon séjour outre-atlantique au moment du déclenchement de la guerre en Irak), cela donne froid dans le dos. Son pantin Rummy encaisse les coups pour lui mais le vrai danger demeure ce fondamentaliste qui agit en parfaite connaissance de cause et d'effets, manipulant à sa guise un président qui restera dans l'histoire pour avoir gâché une "chance" historique : la tragédie du 11 septembre avait soudé le monde entier derrière les US, et lui parvient à tuer une seconde fois les victimes du drame, faire le jeu des assassins et mobiliser la communauté internationale contre un pays traumatisé.
SM
Le véto de la honte pour un mur du même tonneau.
Il y a un pas entre ne pas lever le petit doigt contre les dérives fondamentalistes d'Israël d'ici les élections et brandir tel Cesar le pouce vers le bas pour ordonner la mise à mort de ce qui reste de dynamique de paix. Mais la paix est-elle vraiment l'objectif de Dubya ? Lui est suffisamment demeuré pour être persuadé de faire le Bien, mais Rice ou surtout Wolfie n'ont pas cette excuse.
Quand on pense que ce dernier était considéré il y a encore trois ans comme un extrémiste aux US et qu'il a un temps reflété la pensée mainstream de ce pays (je ne suis pas prêt d'oublier mon séjour outre-atlantique au moment du déclenchement de la guerre en Irak), cela donne froid dans le dos. Son pantin Rummy encaisse les coups pour lui mais le vrai danger demeure ce fondamentaliste qui agit en parfaite connaissance de cause et d'effets, manipulant à sa guise un président qui restera dans l'histoire pour avoir gâché une "chance" historique : la tragédie du 11 septembre avait soudé le monde entier derrière les US, et lui parvient à tuer une seconde fois les victimes du drame, faire le jeu des assassins et mobiliser la communauté internationale contre un pays traumatisé.
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